Mes bilans mensuels

J’arrête volontairement (et momentanément) de maigrir

Ce mois-ci, je reviens avec un bilan assez différent des précédents. La nouvelle année est souvent un moment idéal pour faire le point sur les mois écoulés, et je ne m’en suis pas privée. Comme tu vas le voir, ce bilan contient peu de chiffres, mais des décisions pour les 3 prochains mois à venir.

Mon bilan “poids”

Mes fêtes de fin d’année se sont passées dans l’écoute de mon corps : j’ai mangé tout ce qui me faisait plaisir sans me gaver, en respectant presque toujours mes sensations de faim et de satiété. J’en suis très contente.

perdre du poids avec les neurosciencesPar contre, comme tu as pu le voir dans mon article provisoire, je suis tombée malade début janvier. Rien de bien grave, mais j’ai cru comprendre que mon corps était l’endroit à la mode pour les microbes de l’hiver qui en ont profité pour s’installer un petit moment. C’est là que le bas blesse un peu. Je ne sais pas si tu es comme moi, mais quand je suis malade et encore plus quand je dois prendre des antibiotiques, je meurs littéralement de faim en permanence. Et je mange donc des quantités assez astronomiques par rapport à d’habitude. Mais pas des légumes ou des soupes, non non non. D’ailleurs, leur goût me file la nausée dès la première bouchée. Chez moi, ça devient pizza, gâteaux et fruits. J’ai donc passé près de 15 jours sous le mélange magique : fièvre, lit, dodo, antibiotiques, cortisone, pizza, gâteaux industriels et fruits. La conclusion de cet épisode est plus que logique, j’ai grossi. (Mais le contraire m’aurait étonné quand même). Ma balance affiche désormais 80,2 kg soit +1,2kg.

Est-ce que cette prise de poids m’inquiète ? Non, pas du tout. Cela fait longtemps que je sais qu’à chaque fois que je dois prendre des antibio, ma faim se modifie, ainsi que mes envies alimentaires. Le pourquoi du comment, je l’ignore. Mais c’est un fait. Et je sais également qu’il s’agit toujours d’un épisode passager de courte durée, que la situation revient naturellement à la normale dans les jours suivants. Je ne doute pas donc que ma faim va se réguler très bientôt et que mon poids va gérer cet excès à son rythme. Je ne suis donc pas inquiète et j’ai également refusé de culpabiliser quand j’ai vu le chiffre s’afficher sur ma balance hier matin.

Retour sur ces 6 derniers mois

 Par contre, cette pause forcée loin du blog et du boulot m’a permis de prendre un peu de recul sur l’évolution de mon poids et les six derniers mois traversés et très difficilement vécus notamment à cause du stress généré par des problèmes familiaux et personnels. Cela s’est ressenti également au niveau corporel puisque ma perte de poids s’était très fortement ralentie.

Pendant ces 6 derniers mois, j’ai traversé 3 phases:

  1. Au début, j’ai été complètement submergé et j’ai eu la tête sous l’eau. Je n’ai rien pu gérer.
  2. Ensuite, j’ai tenté de me reprendre en main et de gérer mon niveau de stress pour l’abaisser, notamment en appliquant des exercices de respiration, relaxation, etc. inspirés du programme des neurosciences pour maigrir. Cette phase m’a été salutaire pour me permettre d’abaisser la pression et m’aider à me recentrer.
  3. Et enfin, la dernière phase a été celle des prises de décisions et d’actions pour enfin régler de façon saine et la plus juste possible mes problèmes.

le stress chronique fait grossir Au niveau de l’alimentation et du poids, j’ai également ressenti le passage de ces 3 phases et je dirai que les neurosciences m’ont apporté de la stabilité (au niveau des compulsions, de la gestion de la faim, ainsi que du poids en général), mais ce qui m’a permis de reprendre la voix de l’amincissement a été la dernière phase, celle de l’action. Dans cela, j’ai reconnu le message du Dr Gould dans son livre “Dites non à l’alimentation de consolation”. Pour lui, la faim émotionnelle masque une impuissance à gérer certains aspects de sa vie. Et c’est vraiment ce que je ressentis pendant les mois qui ont précédé la dernière phase : l’impuissance de gérer les conflits et de prendre une décision, de me positionner de la façon la plus juste pour tous (y compris moi). Une fois la décision prise et que je me suis affirmée en ce sens, je n’ai plus eu ce sentiment d’impuissance expliquée par le Dr Gould et ma perte de poids a redémarré.

Tu seras peut-être également intéressé par mon article :  -2kg sans régime : bilan du premier mois

J’arrête délibérément de maigrir pour les 3 mois à venir

Tout cela m’a également amené à réfléchir sur ma vision actuelle sur mon corps et ses transformations depuis la création du blog. En un an et demi, j’ai perdu près de 13kg, et surtout un bon nombre de centimètres. Ma silhouette s’est transformée, même si je ne suis pas encore arrivée au bout de mon aventure.

Aujourd’hui, quand je me regarde dans le miroir le matin, je commence à me trouver jolie et à moins critiquer mon image. Ce qui est une bonne chose, je me réconcilie enfin avec moi-même.

perdre 10 kg sans effort et sans regimeMais quand je continue à m’observer dans ce même miroir, je m’aperçois que j’ai peur, peur de maigrir davantage et peur que ma silhouette continue à se transformer. Bien sûr, cela ne veut pas dire que je veux arrêter de maigrir. Je me trouve encore en surpoids, et je souhaite encore continuer ma démarche de perte de poids sans frustrations ni privations. Mais je me rends compte que cela est allé “trop vite” pour moi. J’avais déjà lu quelque part que notre mental avait besoin d’une longue période pour s’habituer à une perte de poids importante. Je le réalise aujourd’hui.

Aujourd’hui, je sens que j’ai besoin de faire une pause de quelques mois pour m’habituer mentalement à mon changement de silhouette avant de continuer l’aventure.

J’avais écrit il y a deux ou trois mois que je sentais que je mangeais davantage, que ma faim avait un peu augmenté de manière générale. Je me demande aujourd’hui si cela est dû à ce réflexe inconscient de ne pas être prête à mincir davantage pour le moment ?

Vers un blog plus professionnel ?

Aussi, je vais donc arrêter momentanément mes bilans mensuels et axer mon travail personnel sur l’acceptation du corps et les blocages inconscients qui freinent la perte de poids. Je ne pense pas monter sur ma balance jusqu’en mars au moins pour le laisser un peu de temps de décanter tout cela. Je reprendrais mon suivi de perte de poids dès que je me sentirais prête.

Ces six derniers moins ne m’ont pas laissé également tout le temps que j’espérai pour m’investir sur le blog. En un an et demi de parcours personnel, de lectures, de recherches, d’échanges et de réflexions, j’ai acquis un savoir que je souhaite davantage te transmettre pour t’épauler dans ton parcours d’amincissement.

Je souhaite donc coucher tout cela par écrit dans les mois à venir, et ainsi pouvoir te proposer un contenu toujours plus qualitatif (du moins je vais essayer 🙂 ), et, pourquoi pas envisager la création également d’un programme pour t’aiguiller au quotidien.

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