Mes réflexions

Carnaval d’articles : être plus fort émotionnellement

être plus fort émotionnellement, carnaval d'articlesAujourd’hui, je reviens avec un article un peu différent. Internet étant un outil d’échange et de communication important, j’ai choisi de renforcer cet aspect et de sortir de l’isolement relatif du blogueur en participant à un carnaval d’article organisé par Mathieu sur son blog : vivre ses émotions.

Un quoi ??

Un carnaval d’articles est un événement inter-blogueurs pendant lequel chaque participant écrit un article sur un thème imposé par le blogueur organisateur. Ensuite, le blogueur organisateur rassemble l’ensemble des articles des blogueurs participants et en publie un ebook. Pas moins de 18 blogueurs ont participé pour créer un ebook de 75 pages, que tu peux découvrir en cliquant ici.

Concrètement, ça parle de quoi ce carnaval ?

Si j’ai choisi de participer, ce n’est pas pour parler de mécanique ou d’aviation mais d’un sujet qui me tient à cœur : la gestion des émotions. Tu sais à quel point les émotions peuvent avoir un impact négatif sur la courbe de poids, aussi, il me semble intéressant de participer à cet événement et de réfléchir de façon globale sur le sujet.

Le sujet par Mathieu, le blogueur organisateur de ce carnaval, le voici :

Qu’est-ce que je mets en place dans ma vie pour être plus fort émotionnellement ?

Ce que je mets en place pour être plus forte émotionnellement ? Ne pas laisser mes émotions dominer ma vie et me contenter de les subir jours après jours de manière impuissante ? Ma réponse va peut être te surprendre mais … je les écoute ! J’ai toujours été très émotive. Hypersensible, j’ai du faire face à de nombreux obstacles issus principalement de moi : le stress, les angoisses, les peurs, la colère, et j’en passe… A tel point que cela m’a rendu malade physiquement à plusieurs reprises. Aujourd’hui, c’est beaucoup moins le cas. Suis-je devenue insensible ? Absolument pas. Je dirai même qu’au contraire j’ai gagné en finesse. J’ai appris à mieux connaître mes émotions, à en distinguer les infinies nuances de celles-ci (du moins en partie), ainsi qu’ à mieux y répondre. Au final, je suis toujours hypersensible, très émotive, mais j’ai commencé (la route est longue) à faire de ce trait de caractère non plus un fardeau mais un allié. Comment ? En leur donnant la parole, tout simplement !

Mon plus gros échec auquel je me suis accroché pendant de nombreuses années a été d’essayer de les dompter, de les contenir coûte que coûte et de vouloir les contrôler. Je leur interdisais d’exister ! Cela marche un temps, quelques minutes, quelques heures, puis celles-ci reviennent à la charge. En prime, celles-ci reviennent contrariées et se plaisent à le faire savoir ! Plus fortes, plus indomptables, plus complexes, il devient difficile de les contenir, alors on se munit de plus grandes œillères : et c’est le début du cercle vicieux qui mène parfois jusqu’à la dépression. J’étais sur ce chemin là, et un jour, j’ai dit stop. Ce n’a pas été facile. Je traînais derrière moi toute cette charge à laquelle j’avais dit non en utilisant tous les outils courants pour les dissimuler : respiration profonde, relaxation, hypnose et j’en passe. Mais ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit ! Ces outils sont bons ! Seulement voilà, un bon outil est inutile si l’artisan qui l’utilise travaille de la mauvaise façon. Et la mauvaise façon c’est celle là : essayez de masquer, d’ignorer ou de contrôler les émotions sans chercher à les comprendre plutôt que de les laisser s’exprimer pour ensuite se guider pour avancer vers un mieux être !

Revenons donc aux émotions : ma façon pour mieux les gérer, ne pas les laisser m’influencer est d’abord de les écouter ! Si une émotion se manifeste, c’est qu’il y a une raison. Elle porte en elle un message dont l’importance est liée à son intensité.

L’émotion peut avoir :

  • une cause purement externe : si je vois une personne couverte de sang courir vers moi avec un couteau, il est normal et naturel que je prenne peur,
  • une cause interne : je vois un carnet rouge posé sur une table et j’ai une crise d’angoisse à cette vision. Le déclencheur, ici le carnet, est un élément neutre. L’angoisse vient donc d’une analogie inconsciente qui m’appartient,
  • une cause double, interne ET externe : certaines situations comme entendre des gens se disputer dans la rue (cause externe) vont interloquer la grande majorité des personnes mais les émotions ressenties pourront être différentes chez chacun : colère, peur, tristesse, … en fonction de leur vécu (cause interne).

Ainsi, quand je ressens une émotion qui me limite et qui m’empêche d’être sereine ou encore une émotion qui crée un obstacle dans ma vie, je me pose en premier la question : est ce normal de ressentir cela ? (une situation de danger par exemple). Ensuite, j’analyse précisément le contexte. J’essaie de ressentir et de décrire le plus finement possible ce qui se passe en moi, mon ressenti puis je me demande ce qui l’a déclenché : des paroles, un geste, un objet… ou encore un objectif à atteindre, une action à accomplir. A ce moment là, deux schémas se dessinent :

  • soit je découvre que l’émotion négative est en lien avec un mauvais souvenir et n’a donc aucun rapport avec le présent hormis mon traumatisme ou mon empreinte négative. Le fait d’en prendre conscience fait généralement baisser la pression. Je me rappelle du contexte et je vois bien, avec mon regard de l’instant présent que tout est désormais différent et que je suis capable de me détacher et d’avancer.
  • Soit je découvre que l’émotion exprime une vision négative d’un aspect de moi-même : « je suis trop nulle pour arriver à faire ça», «je n’ai pas le temps, je n’y arriverai jamais », etc. Dans ce cas, l’émotion est un panneau indicateur criant « attention, il te faut prendre les choses en main sérieusement si tu veux avancer ». Je me sens trop nulle pour réussir un challenge ? Ok, je prends des cours ou un coach pour m’aider à surmonter ma « nullité » et m’aider à m’améliorer. Je n’ai pas assez de temps ? Je teste une méthode pour mieux m’organiser et apprendre à gérer mon temps ou je délègue d’autres activités moins importantes temporairement.

Et bien sûr, désormais que j’ai écouté le message véhiculé par mon émotion ressentie, ces mêmes méthodes que je citais plus haut (respiration profonde, relaxation, etc) deviennent des alliées pour m’accompagner dans l’adoption d’une nouvelle attitude et le lâcher prise de ce qui a été.

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